REVUE "DIALOGUE - FAMILLES ET COUPLES"
La revue "Dialogue – Familles & Couples" créée en 1964 par l’afccc
- Est une revue de recherche
- Apporte un éclairage sur les problématiques et les évolutions sociales et psychologiques du couple et de la famille.
L’afccc a confié la publication et l’édition aux Editions ERES.
Vous pouvez retrouver l'ensemble de la collection sur le site de l'éditeur en suivant ce lien.
Directeur de publication : Alain DUCOUSSO-LACAZE
Directrice adjointe : Marion FELDMAN
Directeur fondateur : Jean-G. LEMAIRE
APPEL A CONTRIBUTION
L'équipe de la revue Dialogue serait heureuse de recevoir de la part de ses lecteurs des contributions pour les numéros à venir. La revue publie des articles sur des sujets divers traitant du couple et de la famille.
-
Familles et langues (Articles à soumettre avant mars 2025)
-
Les familles séparées/ unies par le politique (Articles à soumettre avant juin 2025)
Vous pouvez d'ores et déjà envoyer vos projets d'articles au secrétariat de rédaction :
Les articles qui ne traitent pas de ces thèmes mais dont la problématique est centrée sur le couple et/ou la famille sont également acceptés.
Voir les conditions de publication en dernier page des numéros de Dialogue.
* Calendrier prévisionnel pouvant être modifié
DERNIERES PARUTIONS
Anthony BRAULT, Liliana GONZALEZ
La traversée des langues
Avec la participation de Gilles Arsène AÏZAN, Léa BARMO, Zoubir BOUSSAFSAF, Vincent CORNALBA, Léa DUFOUR, Sandrine FORTIN, Émilie GARCIA BALLESTER, Louise GEOFFRE ROULAND, Fanny HOUZE, Edith LECOURT, Dominique MAZEAS, Anne-Valérie MAZOYER, Joice MENAGATTI, Claire METZ, Beatrice PATSALIDES HOFFMAN, Isabelle POMERANC, Silke SCHAUDER, Amalini SIMON, Eric SIOUFI, Pascaline TISSOT, Mareike WOLF FEDIDA.
Dans les familles où la pluralité des langues des parents donne lieu (ou pas) à la création d’un langage commun familial, en quoi le rapport à la langue va-t-il entraver ou favoriser la construction subjective et l’intégration sociale ? Sachant que les enfants et les adolescents s’approprient aussi d’autres langues qui circulent dans les groupes des pairs.
Il y a des langues qui ne traversent pas les familles : elles restent au port d’origine ou font naufrage en mer, ou encore s’arriment mal en terre d’asile. La langue que l’on parle dans un pays peut aussi perdre la fonction de nommer les choses. C’est souvent l’œuvre de l’Histoire qui se mêle à l’histoire familiale. Pour quelles raisons abandonne-t-on, oublie-t-on une langue ? Quels pourraient en être les sens quand elles surgissent dans l’espace clinique ? Comment y accueillir les traces transgénérationnelles ? Lorsqu’elles ne trouvent pas de place dans la pensée, les langues peuvent trouver d’autres voies : on pense à la voie du corps ou à celle de la créativité dans les arts. Qu’en est-il des créations énigmatiques des langues des autistes et de leur impact sur la communication au sein de la famille ?
Dans quelle langue pense le clinicien, écoute-t-il, intervient-il ? Lorsqu’on fait appel à un interprète, quels sont les différents enjeux subjectifs qui se déploient dans l’espace thérapeutique ? En quoi le lien familier du praticien avec la langue de l’autre pourrait-il accueillir (favoriser ?) la re-traversée du récit par la langue, le surgissement d’une langue tue, vers de nouveaux arrimages, vers l’intégration ?
Emmanuel GRATTON, Claudine VEUILLET-COMBIER
L’éco-anxiété en débat : enjeux psychiques, générationnels et planétaires
Avec la participation de Houda BOUZIDI, Margarette CHOUNNA, Pauline CORDEY, Clémence DAYAN, Tanguy HUGOO, Jocelyn LACHANCE, Cristelle LEBON, Matias MARCHANT, Denis MELLIER, Audrey MONCHALIN, Anasthasie NDOGONODJI ISSOUA, Martial NGUEGNO FOUADJO, Hassan NJIFON NSANGOU, Laure PILLOT, William PILLOT, Cécile PRUDENT, Sébastien SYLLEBRANQUE
Le monde d’aujourd’hui est marqué par des situations de crise aux visages multiples dans les domaines politique, social, économique, sanitaire et climatique. L’expérience pandémique avec la covid-19, les guerres, le terrorisme, les discriminations, l’injustice sociale, les droits humains bafoués, le réchauffement climatique et les catastrophes environnementales constituent les paramètres d’une actualité contemporaine qui influent sur les représentations de l’avenir. C’est dans ce contexte qu’on a vu naître des néologismes comme « éco-anxiété », « solastalgie » ou encore « traumatisme climatique », pour désigner l’inquiétude liée à la situation environnementale.
Mais ces différents termes font débat et méritent d’être interrogés dans leurs définitions et différences. La crise environnementale entrave les projections vers l’avenir des jeunes mais touche aussi l’ensemble de la population. Elle suscite des divergences de point de vue, des échos de natures différentes, sur les plans intra et intergénérationnel, à l’échelle politique, sociétale mais également au cœur des familles
Florian HOUSSIER, Tevfika TUNABOYLU-IKIZ
Le lien fraternel et ses espaces psychiques
Avec la participation de Wafa AMMAR, Valérie COLLART-LAMBERT, Clémence DAYAN, Jean-Hugues DECHAUX, Charles DI, Christelle FONTANA, Haya HAIDAR, Simruy IKIZ, Aldona LEMISZEWSKA, Malika MATHIESEN, Gaëlle OBERLE, Pinar PADAR, Marie-Christine PHEULPIN, Adam PRIGENT, Samia SMIDA, Kévin TOUPIN, Sarah VIBERT
Depuis quelques décennies, la fratrie est envisagée comme un espace relationnel, qui ne se résume pas à un lien de dépendance aux figures parentales.
La vision du fraternel dans son rapport aux parents est aujourd'hui complétée par une conception narcissique, qui nous fait passer d' un axe vertical parent-enfant, à la spécificité d'un axe horizontal. Freud, en dépit du mythe nodal œdipien centré sur l’histoire d’un enfant unique, a souligné qu'à partir du deuxième enfant, le complexe œdipien devient un complexe familial. Le fraternel est un déclencheur d'éléments essentiels d’envie, de culpabilité et d'identification ; il prépare ainsi le processus d'œdipification. Lacan évoque une double issue du complexe fraternel : soit le sujet reste dans une position d’alliance
narcissique avec la mère, repoussant dans la destructivité tout autre vécu comme un intrus, soit il reconnaît l’autre avec lequel va s’engager une lutte rivale impliquant un rapport à l’objet.
Il trouve alors à la fois autrui et l’objet socialisé. Le lien fraternel, modèle de l’amitié ou du lien de couple, recouvre une position initiale à élaborer, fondée sur la haine pré-ambivalentielle. Le frère haï n'est alors pas seulement un rival envié, il incarne les désirs incestueux que le sujet ne peut reconnaître, mais qu’il identifie chez cet autre soi-même qu’est le frère. Le frère est une surface d'inscription projective, un miroir qui renvoie le caractère insupportable de ses propres désirs ; il représente un alter ego mais également un double, comme le souligne le lien gémellaire. Ce numéro de la revue Dialogue concerne les variations du lien fraternel comme les diverses scènes du soin psychique où se rejouent transférentiellement les scènes fraternelles.



